vendredi 26 janvier 2018

Les enfants de Hùrin / J.R.R. Tolkien

Quatrième de couverture :

"Des milliers d'années avant Le Seigneur des Anneaux, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C'est contre Tùrin et Niënor, les enfants de Hùrin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier.
Les Enfants de Hùrin, oeuvre entreprise par Tolkien au cours de la Première Guerre mondiale, s'adresse aux lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l'histoire de Tùrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre : trompé par le destin, il lutte de manière spectaculaire et tragique contre Morgoth, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu."




Mon avis :

Comme indiqué en quatrième de couverture, et sans surprise je pense, mon premier conseil sera d'avoir déjà lu du Tolkien, et surtout d'aimer ses écrits. En effet, je ne cacherai pas qu'il y a, dans ce roman, des passages un peu plus obscurs, moins accessibles, que d'autres qui se dévorent sans difficulté.
Pour ma part, j'ai déjà lu Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux. Suivant les conseils de Tolkiendil ("Dans quel ordre lire les livres de Tolkien ?" : https://www.facebook.com/notes/tolkiendil/dans-quel-ordre-lire-les-livres-de-tolkien-/10154313337208247/) et de mon amoureux, j'ai terminé de lire cette histoire, belle et terrible, qui est en fait un extrait développé du Silmarillion.

C'est une plongée loin, bien loin, du temps durant lequel se déroule le Seigneur des Anneaux. Néanmoins, l'univers et les créatures qui le parcourent sont les mêmes : Hommes, Elfes, Nains, Orques, Dragons sont au rendez-vous.

Si j'ai eu quelques difficultés, et dû faire quelques recherches, c'était principalement pour me repérer dans les personnages (les Elfes surtout), et pour situer le Beleriand où se déroule l'action : sans dévoiler d'élément important, je peux donc dire que c'est une terre qui a été submergée, et qui ne figure plus sur les cartes les plus connues de la Terre du Milieu ;-)
Pour ce genre de questions, l'encyclopédie Tolkiendil est une véritable mine d'informations !

Malgré tout, j'ai été conquise par cette histoire où Bien et Mal ne sont pas toujours là où on pourrait les attendre ; l'attitude de Tùrin m'a souvent énervée, avant de me rappeler qu'il est sous l'emprise d'une malédiction durant tout le récit ; je me suis posé pas mal de questions... C'est une histoire qui ne m'a pas laissée indifférente, m'a fait battre le coeur un peu plus vite, m'a laissée étonnée, énervée, compatissante.
Je poursuivrai bien sûr avec la lecture de Beren et Lùthien, récemment compilé et publié par Christopher Tolkien, tout comme il le fit avec ce livre, pour poursuivre ma découverte de cet univers si dense.

vendredi 5 janvier 2018

Bonne année 2018 ! (et "Harry Potter, a History of Magic")

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas d'un livre que je vais parler aujourd'hui. Du moins, pas directement...
Durant les vacances de Noël, j'ai eu la chance de me rendre à Londres pour un pèlerinage Harry Potter (entre autres :-) ) ! J'ai visité les studios Warner Bros, une super expérience, et je me suis rendue à l'exposition Harry Potter, a History of Magic, à la British Library.
Les photos n'étant malheureusement pas autorisées à l'intérieur de l'exposition, je vais tenter de rendre en mots cette superbe exposition.



Dès l'entrée, la décoration est soignée : préfiguration de la suite où elle devient grandiose. Nul détail n'est laissé au hasard : les livres volent chez Dumbledore, les chaudrons bouillonnent dans la salle des potions, une carte du ciel illumine la salle d'astronomie, des rideaux et une lumière tamisée ornent la salle de divination, il y a aussi des plantes, un vif d'or qui volète, etc.


Chaque salle est en effet dédiée à une matière enseignée à l'école des sorciers, de même que les objets exposés. On peut ainsi admirer : de vieux grimoires de magie (bien réels) ; des parchemins (comme celui qui présente la recette de la pierre philosophale) ; des objets magiques ; des illustrations originales de Jim Kay qui a illustré les éditions anniversaires des livres, et qui présente ici des portraits de professeurs au plus près de la description des livres, et chargés de symboles (son site : https://creepyscrawlers.com/) ; des manuscrits et dessins de J.K. Rowling elle-même. C'est vraiment intéressant de voir que ses représentations des personnages principaux sont nées en même temps que les livres, voire avant (début des années 1990) pour la plupart.

J'ai tellement aimé cette exposition que j'ai craqué pour le catalogue à la boutique. Il contient bon nombre d'objets et d'illustrations présentés, avec les explications et même un peu plus. Si vous avez l'occasion d'y aller, n'hésitez pas (tout est en anglais, mais accessible) !
Je ne peux pas dire que j'ai préféré l'exposition aux studios, les deux visites étant très différentes (puisque les studios sont naturellement consacrés aux films), mais je pense que le niveau d'émerveillement était le même !

Jusqu'au 28 février 2018 : https://www.bl.uk/a-history-of-magic

lundi 11 décembre 2017

La mythologie viking / Neil Gaiman

Quatrième de couverture :

"L'univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l'ont inspiré pour son chef-d'oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l'ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki, fils d'un géant et frère d'Odin, escroc et manipulateur inégalable... Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin leur passionnante - et très humaine - histoire."




Mon avis :

Mon admiration pour Neil Gaiman n'étant plus un secret, je pense que mon avis ne sera pas une surprise : j'ai adoré.
L'auteur entreprend avec ce livre de nous donner les clés d'accès aux mythes scandinaves, son cycle de mythologie préféré. Il commence avec une préface, que j'ai trouvée géniale, où il justifie la raison d'être du livre, et nous encourage à en prendre possession, à nous en nourrir, pour être capable de les restituer à notre tour, avec nos propres mots.

C'est un livre présenté sous forme de nouvelles, chaque chapitre développe une anecdote, une aventure mettant en scène les divinités qui nous sont ou non familières : Odin, Thor, Loki, Freya, Fenrir, les géants, ...
Intéressée, mais quelque peu inculte sur ce sujet, j'ai découvert avec un grand plaisir ces histoires de dieux nordiques, souvent drôles, parfois tragiques, mais toujours très humaines dans le sens où les dieux sont sujets aux sautes d'humeur, à la tristesse, à la colère, à la jalousie, etc.

Ce livre est donc parfait pour qui souhaite s'initier à la mythologie viking, et pour ceux qui s'y connaissent déjà, je pense qu'il offre l'avantage d'une belle plume au service d'un cycle de mythes riche en rebondissements.
Si vous vous êtes déjà demandé d'où venait la poésie, les tremblements de terre ; si vous voulez en apprendre plus sur la naissance du monde, Yggdrasil (l'arbre du monde), Sleipnir (l'étalon à huit pattes), Mjollnir (le marteau de Thor) et autres attributs des dieux, alors jetez-vous sur La mythologie viking, vous en découvrirez les origines.

Une lecture à coupler avec Odd et les géants de glace, du même auteur : un court roman beaucoup plus marqué jeune public, mais qui permet de voir en action les personnages dont nous venons d'apprendre les aventures.

mardi 5 décembre 2017

L'aube sera grandiose / Anne-Laure Bondoux

Quatrième de couverture :

"Ce soir, Nine devait aller à la fête de son lycée. Mais Titania, sa mère, en décide autrement. Elle embarque Nine vers une destination inconnue, loin, jusqu'à une cabane isolée au bord d'un lac. Il est temps pour elle de raconter à sa fille un passé qu'elle lui a soigneusement caché jusqu'à maintenant. Commence alors une nuit entière de révélations. Flash-back, souvenirs souvent drôles, parfois tragiques, récits en eaux troubles, personnages flamboyants... Nine découvre un incroyable roman familial. Et quand l'aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant."




Mon avis :

C'est le titre qui m'a d'abord interpellée. Puis à la lecture de la quatrième de couverture, je n'avais plus de doute : il me fallait ce livre. D'autant plus qu'Anne-Laure Bondoux est une auteure que j'apprécie particulièrement. Elle a su me faire aimer des thématiques qui ne me tentaient a priori pas. Je pense en particulier au Temps des miracles, roman qui retrace les aventures d'un enfant réfugié. Ce n'est pas que je sois hostile à ce thème, mais j'ai toujours peur qu'une telle lecture soit émotionnellement trop difficile pour moi : la réalité étant déjà bien difficile (il suffit de regarder les informations), je recherche en priorité à m'évader par la lecture.
J'ai également lu Les larmes de l'assassin, qui a confirmé mon goût pour les romans d'Anne-Laure Bondoux, et qui mériterait un article à lui seul.

Mais revenons à L'aube sera grandiose, une histoire familiale, une histoire de révélations. Et lorsqu'on y arrive enfin à les lire, ces révélations, on ne peut plus s'arrêter, on doit savoir !
Si les personnages sont d'un abord étranges, ils sont néanmoins attachants. J'ai fini par les comprendre, même dans leurs actions les plus surprenantes.

Le récit est construit sur une alternance présent / passé.
Sans surprise, j'ai beaucoup aimé le cadre principal (le présent), une cabane isolée au bord d'un lac de montagne. J'ai bien aimé y passer les quelques heures sur lesquelles se déroule l'intrigue (une nuit, en vérité), je m'y projetais aisément. Et le fait de terminer sur une fin ouverte m'a permis de prolonger mes réflexions, de rester encore quelques temps avec les personnages, le temps de m'interroger sur la suite, après avoir terminé ma lecture. Une bonne idée à mon sens, mais qui pourra être frustrante pour d'autres lecteurs.
Quant au cadre du passé, les années 70 et 80, elles ont été, je trouve, bien rendues. Un passage notamment m'a fait rire (jaune) lorsque je me suis rendue compte que le contexte mondial et politique n'était pas si différent aujourd'hui. Pour moi qui n'ai connu que les fin des années 80 (et donc quasiment rien des époques relatées), l'immersion a été possible, c'est donc qu'elles sont bien rendues.

La cerise sur le gâteau a été ma rencontre avec Anne-Laure Bondoux et Coline Peyrony (sa fille, qui a été en charge des illustrations), au Salon du livre et de la presse jeunesse ce lundi 4 décembre. J'ai pu discuter avec elles notamment de la fin de l'ouvrage, ainsi que des autres romans que je cite plus haut. J'ai rencontré deux personnes très gentilles, souriantes, généreuses, et l'envie d'enchaîner avec le roman Tant que nous sommes vivants, avec lequel je suis finalement repartie !

lundi 20 novembre 2017

Le mystère Henri Pick / David Foenkinos

Quatrième de couverture :

"En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu'elle estime être un chef d'oeuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l'écrivain et apprend qu'il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n'a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses... Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n'était qu'une machination ? Récit d'une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu'un roman peut bouleverser l'existence de ses lecteurs."




Mon avis :

C'est le premier roman de David Foenkinos que je lis. Je me suis décidée pour celui-ci de par son thème : une enquête littéraire, dans le milieu de l'édition et des bibliothèques. Il trônait donc dans ma pile de livres à lire et, une fois commencé, je l'ai finalement lu rapidement. Il est assez prenant, l'histoire entre tout de suite (ou presque) dans le vif du sujet, les seuls détours autorisés le sont pour les besoins de l'histoire lors de flash-back, ou pour présenter les personnages...
C'est une histoire que j'ai trouvée efficace et originale.

J'ai bien aimé également la plongée dans l'univers de l'édition. J'en connaissais certains aspects, d'autres un peu moins. Pour les personnes qui ne connaissent pas du tout le milieu, c'est bien expliqué et sans longueur.
Mais c'est parfois un peu trop idyllique : une embauche dans une maison d'édition après des études de lettres et quelques stages ? Improbable. Diriger une bibliothèque, aussi petite soit-elle, sans rien y connaître ? Idem. J'ai eu l'impression que l'auteur connaissait plus la difficulté de faire publier un livre que celle de trouver un travail dans les métiers du livre (et, dans un sens, c'est normal).

Les personnages, et leurs relations entre eux, voilà mon principal problème. Je n'ai pas réussi à créer une véritable empathie, une identification, peut-être parce qu'on passe trop vite de l'un à l'autre. Ou parce que tout se passe soit trop bien, soit trop mal pour eux...

Le véritable intérêt de ce livre, à mes yeux, c'est l'originalité de l'histoire qui assure un bon moment de lecture.

mardi 14 novembre 2017

Le Comte de Monte-Cristo / Alexandre Dumas

 Quatrième de couverture :

"1815. Louis XVIII rétabli sur le trône se heurte à une opposition dont l'Empereur, relégué à l'île d'Elbe, songe déjà à profiter. Dans Marseille livrée à la discorde civile, le moment est propice aux règlements de comptes. C'est ainsi que le marin Edmond Dantès, à la veille de son mariage, se retrouve, sans savoir pourquoi, arrêté et conduit au château d'If...

1838. Un seigneur étranger, le comte de Monte-Cristo, intrigue le grand monde parisien par son faste extraordinaire, ses manières, raffinées et fantasques, la jeune femme orientale qui vit dans son ombre. Qui - hormis peut-être la belle et mélancolique comtesse de Morcerf - pourrait reconnaître en lui le pauvre marin Dantès, arrêté à Marseille vingt-trois ans plus tôt ?"




Mon avis :

Qui ne connaît pas Le Comte de Monte-Cristo ? Eh bien, moi... avant de me décider à le lire. Bien sûr, j'en connaissais les grandes lignes, mais pas si bien que ça.

Ce que j'en retiendrai, ce sera d'abord la plume. Une écriture magnifique que celle de Dumas, que j'ai déjà connue dans quelques autres romans (Pauline, Les Trois mousquetaires, ...). L'histoire est si bien rédigée qu'on se régale comme avec une confiserie.
Comme avec Victor Hugo, par exemple, je savoure tellement les mots que ma lecture en est bien lente, et c'est pourquoi j'ai quelque peu délaissé le blog :-)

J'ai dévoré le début du roman, le temps de l'emprisonnement et de l'évasion, typique des romans d'aventures. La suite s'en éloigne un peu, mais il ne faut pas non plus être spécialiste de l'époque pour s'y retrouver.

L'intrigue est réellement maîtrisée. A plusieurs reprises, je suis tombée dans le piège, me laissant embarquer par les détours du récit sans me méfier de rien, parfois trouvant cela un peu long et m'interrogeant sur l'utilité du passage, pour finalement comprendre où tout cela allait aboutir ; pour ensuite jubiler et savourer l'apothéose.

Donc, Le Comte de Monte-Cristo, c'est "juste" une histoire de vengeance, mais une vengeance menée de main de maître, implacable et terrible. Beau et terrifiant comme une catastrophe naturelle (je comparerai volontiers le Comte à un volcan qui s'apprête à entrer en éruption), c'est un livre qui marque une vie de lecteur / lectrice et ne laisse pas indifférent/e.

mardi 7 novembre 2017

La Passe-Miroir, livre 3 : la mémoire de Babel / Christelle Dabos

Quatrième de couverture : (attention, peut contenir des spoilers)

"Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?"




Mon avis :

J'étais très contente de pouvoir disposer du livre durant mes vacances d'été, ce qui m'a assuré de pouvoir lire l'esprit tranquille et à un rythme soutenu. En effet, j'avais été déçue et donc un peu perdue à la lecture du livre 2 étant donné que ma lecture avait été très entrecoupée par les impératifs quotidiens.

Et malgré tout... J'ai encore été perdue par moments, surtout au début. Les rappels effectués par l'auteure sont bienvenus, mais il m'a bien fallu constater que certains détails m'étaient totalement sortis de l'esprit. Ce qui me conduit à penser que je préfère les intrigues secondaires, abordées et résolues tome par tome, à l'intrigue principale qui englobe le tout.
Ce n'est certainement pas le but recherché, mais c'est ainsi que je l'ai ressenti et il m'a fallu quelques temps pour arriver à mettre des mots dessus face à l'enthousiasme général des critiques.

Ce qui me séduit toujours autant par contre, c'est la plume de Christelle Dabos, fluide, agréable et maîtrisée, ce point ne change pas. Il n'est pas fâcheux de découvrir un nouvel univers, même si les chapitres consacrés aux anciens personnages sont appréciables (et créent un suspense à peine soutenable !).

En bref, le monde continue sa marche et ce qui se met en place ne s'annonce pas de tout repos. C'est pourquoi je continuerai ma lecture avec le prochain et dernier tome, car je suis malgré tout happée par l'histoire même si je ressens une petite baisse d'enthousiasme.